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<subtitle>le blog de robert redeker</subtitle>
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<name>Robert REDEKER</name>
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<title>La rue, la mosquée et la télévision.</title>
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<summary>  &amp;nbsp;   La rue, la mosquée  et la télévision    Par Robert Redeker...</summary>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;h1&gt;La rue, la mosquée&lt;br /&gt; et la télévision&lt;/h1&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.robertredeker.fr&quot;&gt;Par Robert Redeker&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet article est paru dans &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt; le 13 janvier 2009&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les rues de l'Europe - entre autres - résonnaient samedi 9&amp;nbsp;janvier d'une bien problématique colère. Londres, Rome, Paris, la minuscule ville d'Agen où, selon Le Post, une grande banderole hurlait «Nous sommes tous des Palestiniens» étaient de la partie, de même qu'Auch, Grenoble,&amp;nbsp;etc. Ces manifestations importantes concernant ce qu'on appelle le «conflit israélo-palestinien» mettent en évidence deux phénomènes qu'il importe d'analyser. Le premier est une répétition, un feuilleton dont la gauche repasse à chaque fois le même épisode, le second est quelque chose d'inédit, source d'une angoissante question.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'abord, ces défilés se sont produits comme une sorte de tromperie sur la marchandise. Comme à chaque fois, le pacifisme tel qu'il s'exprime dans la rue témoigne moins d'une volonté de paix que du désir du triomphe de l'un des camps, ici celui du Hamas. En réalité, tous les défilés pacifistes rendent visibles une prise de parti. Le Mouvement pour la paix, dans les années 1950, était actionné depuis Moscou. Il attaquait les États-Unis, vilipendait l'impérialisme, dépeçait le colonialisme, tout en protégeant le stalinisme, les camps, le goulag, l'exploitation éhontée des républiques sœurs, le totalitarisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui veut la paix ne manifeste pas en hissant haut les drapeaux et les banderoles d'un seul des belligérants. Les manifestations de samedi ont été recouvertes par une marée textile aux couleurs palestiniennes. De plus se mêlaient à la foule des oriflammes palestiniennes, les drapeaux verts de l'islam, rouges du PCF, de la LCR, rouge et noir des anarchistes, ceux bariolés de nombreux syndicats. L'autobaptisé «camp du progrès» est ici un drôle d'arc-en-ciel, plutôt sinistre quand on considère le passé criminel des différentes versions du communisme, les idées du Hamas et des islamistes. Sur des photos de la manifestation toulousaine, il a été possible de remarquer des pancartes affichant un signe égal (=) entre l'étoile de David et la croix gammée. Le mot «holocauste» a été employé pour caractériser les opérations israéliennes de Gaza. «Gaza génocide» a été scandé. Rien de pacifiste dans tous ces éléments, qui ne témoignent pas d'une volonté de paix mais d'une double volonté différente, même si elle est implicite&amp;nbsp;: la victoire du Hamas, l'écrasement d'Israël. Si l'État hébreu croule un jour sous les bombes, ces manifestants d'aujourd'hui s'en scandaliseront-ils&amp;nbsp;? Peu probable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autrement dit, ces manifestations n'étaient pas des manifestations pacifistes, des manifestations de paix, mais des manifestations anti-israéliennes. Par suite, il faut les considérer comme un élément de la guerre, une prise de parti dans la guerre, un élément dans un rapport de force guerrier qui joue en faveur du Hamas. Ces manifestations sont un épisode de la guerre. Ce sont des manifestations au sein de la guerre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite, ces manifestations, en France, se signalent par un trait nouveau, porteur d'un avenir inquiétant&amp;nbsp;: elles sont issues de la rencontre de la télévision et de la mosquée. Chacun le sait&amp;nbsp;: la télévision est le média chaud, hostile à la pensée élaborée, de l'émotion génératrice d'identification. Elle est souvent la seule culture des banlieues. Ici, nous avons affaire sur ce fond d'émotion à des processus d'identifications ethniques et religieuses. L'identification avec les émeutiers de la seconde intifada produisit, on s'en souvient, une grande vague d'antisémitisme dans les banlieues hexagonales. Aujourd'hui, les manifestations sont produites par l'identification non avec les victimes, dont on ne sait pas grand-chose, mais avec les images des victimes gazaouies telles que les télévisions les déversent sur l'opinion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Insistons sur cette notion d'image objet de l'identification, ethnique et religieuse. La télévision est un média qui empêche de comprendre les tenants et les aboutissants ainsi que les contextes, d'une part parce qu'elle est le média de l'instant, qui retient le temps dans l'instant, qui concentre toute la charge émotionnelle sur l'instant de l'image, ensuite parce que la pression de l'Audimat exclut les longues et fastidieuses, antispectaculaires, explications indispensables pour se déprendre de l'identification, se déprendre afin de comprendre. La coloration islamique de ces manifestations, le contenu émotionnel des identifications à la source de ces manifestations attestent de l'influence de l'islam, de la mosquée. La majorité des manifestants s'est exprimée dans un horizon de solidarité musulmane. Le développement de l'islam en France n'est pas étranger au succès de ces manifestations. Nous sommes bien loin de Mai 68, qui réclamait la liberté, qui exaltait des valeurs incompatibles pour la plupart avec l'islam&amp;nbsp;: hier, à des années-lumière de l'Odéon 1968, des barricades du Quartier latin, la rue française ressemblait à la rue du monde arabe en émoi, celle de l'Égypte par exemple, où d'ailleurs se déroulaient les mêmes manifestations, leurs clones, avec les mêmes drapeaux et les mêmes slogans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Concluons. Le pacifisme ne sort pas de son impasse. Ici, il est en guerre contre Israël. Après avoir été pétainiste, il a longtemps été adossé au totalitarisme communiste&amp;nbsp;; aujourd'hui il est adossé à l'islamisme radical représenté par le Hamas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une question se pose&amp;nbsp;: élément de la guerre au Proche-Orient, cette rencontre explosive entre la télévision et la mosquée est-elle l'acte de naissance d'une constellation destinée à durer, à peser dans l'avenir sur la vie politique française, sur de nombreux autres sujets, dont des sujets de société&amp;nbsp;? Le PCF, la LCR, le NPA, le Parti de gauche de Mélenchon lorgnent avec envie sur cet avenir qui pourrait être celui de l'islamo-gauchisme.&lt;/p&gt; 
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<name>Robert REDEKER</name>
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<title>Barack Obama Harry Potter</title>
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<published>2009-01-10T16:30:06+01:00</published>
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<summary>           Barack Obama Harry Potter.         Par Robert Redeker       &amp;nbsp;...</summary>
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&lt;p style=&quot;margin: 0mm 0mm 3.52mm; text-indent: 12mm; line-height: 115%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file:///C:/Users/Robert/AppData/Local/Temp/moz-screenshot.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.7432pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;Barack Obama Harry Potter.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.4526pt;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Traversées philosophiques&quot; href=&quot;http://www.robertredeker.fr&quot;&gt;Par Robert Redeker&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0mm 0mm 3.52mm; text-indent: 12mm; line-height: 115%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0mm 0mm 3.52mm; text-indent: 12mm; line-height: 115%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0mm 0mm 3.52mm; text-indent: 12mm; line-height: 115%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.4011pt;&quot;&gt;2008 fut l’année Obama, l’année du «&amp;nbsp;&lt;i&gt;yes we can&lt;/i&gt; ». L’Amérique a donné ces derniers temps au monde au monde deux icones médiatiques que l’on aurait tort de croire éloignées l’une de l’autre&amp;nbsp;: Barack Obama et Harry Potter. Le slogan de la campagne électorale de Barack Obama – «&amp;nbsp;yes we can&amp;nbsp;» - a fait, entre mars et novembre, le tour de la terre. Dépassant le cadre américain, il&amp;nbsp; s’est élargi aux dimensions de l’humanité. Il a pénétré le cœur d’une foule d’humains. Il s’est infiltré dans leur paysage intime. A la façon d’une chanson de Madonna ou des Beatles, à la façon de «&amp;nbsp;&lt;i&gt;We are the champions&lt;/i&gt; » naguère.&amp;nbsp; A la façon, surtout, d’Harry Potter.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0mm 0mm 3.52mm; text-indent: 12mm; line-height: 115%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.4011pt;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0mm 0mm 3.52mm; text-indent: 12mm; line-height: 115%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.4011pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;i&gt;Yes we can&lt;/i&gt; «&amp;nbsp; est tout le contraire d’un slogan politique. Il ne dit rien. Il ne condense aucun programme, aucune vision politique, ne fixe aucun horizon. Il n’a pas de contenu assignable, il est entièrement indéterminé. Il ne désigne ni adversaire ni ennemi. Il est difficile, dans l’histoire des démocraties, de trouver un mot d’ordre plus inconsistant que celui qui a rythmé la victoire d’Obama.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0mm 0mm 3.52mm; text-indent: 12mm; line-height: 115%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.4011pt;&quot;&gt;Semblable à de la publicité, «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Yes we can&lt;/i&gt; » est devenu malgré son inconsistance un logo sonore planétaire. Un logo sonore n’a rien à voir avec ce que naguère on appelait&amp;nbsp;mot d’ordre politique. Tous, nous avons dans l’oreille des logos sonores&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Hollywood chewing-gum&lt;/i&gt; » par exemple, ou, en France «&amp;nbsp;&lt;i&gt;C’est la MAAF que je préfère&lt;/i&gt; ». La campagne présidentielle de Barack Obama a réussi le coup de génie&amp;nbsp; d’imposer son slogan, supposé passer pour un slogan politique, comme un logo sonore venant se placer aux côtés des logos sonores publicitaires que tous les hommes, même dans les endroits déshérités de la planète, connaissent.&amp;nbsp; Pourtant, il se trouve que «&amp;nbsp;&lt;i&gt;yes we can&lt;/i&gt; » se révèle encore plus vide qu’un slogan publicitaire. Qu’il en dit moins que&amp;nbsp; «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Mars et ça repart&lt;/i&gt; », ou «&amp;nbsp;Parce que vous le valez bien&amp;nbsp;».&amp;nbsp; Bref, qu’il en dit moins que la plupart des slogans publicitaires – du type «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Mars et ça repart&lt;/i&gt; » ou «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Parce que vous&lt;/i&gt; le &lt;i&gt;valez bien&lt;/i&gt; »&amp;nbsp; -, cantonnés pourtant du fait de leur nature à un impératif de vacuité. Ce logo sonore est une monade sans portes ni fenêtres. Il frappe par son indétermination.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0mm 0mm 3.52mm; text-indent: 12mm; line-height: 115%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.4011pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;i&gt;Yes we can&lt;/i&gt; » a été conçu comme un produit, vendable mondialement. Ce logo sonore est devenu une marque, comme Coca-Cola, comme Mc Donald, ou l’appel, la sonnerie d’une marque comme &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Holywood chewing-gum&lt;/i&gt; ». De fait, il est encore plus vide que la publicité «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Hollywood chewing-gum&lt;/i&gt; », dans la mesure où celle-ci présentait un style de vie, joyeux et acéphale, teen-ager et écervelé, qui pouvait entrer en opposition avec d’autres styles, plus consistants et répartis un peu partout sur la planète, de vie. «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Hollywood chewing-gum&lt;/i&gt; » figure un cliché publicitaire à la fois universel (on le rencontre sur les écrans du monde entier) et implicitement conflictuel. «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Yes we&lt;/i&gt; &lt;i&gt;can&lt;/i&gt; » n’entre en contradiction ni en conflit avec rien. Il ne possède pas de transcendance, d’extériorité à son énonciation. Il est un monde linguistique clos sur lui-même. Son&amp;nbsp; universalité ne s’ancre pas ailleurs que dans son abstraction vide.&amp;nbsp; Ainsi, «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Yes we can&lt;/i&gt; » fusionne-t-il ce que la politique doit disjoindre&amp;nbsp;: le principe de réalité et le principe de plaisir. Le réel et Eros – les deux instances qui se mêlent dans le bouillon des sorcières pour cuisiner une potion magique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0mm 0mm 3.52mm; text-indent: 12mm; line-height: 115%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.4011pt;&quot;&gt;La magie est cette pratique qui suppose le pouvoir des mots. Pour elle, les mots sont plus forts que les lois de la nature (ou de l’économie, ou de la politique)&amp;nbsp;; ils sont, contre le principe de réalité, les soldats efficaces et invincibles, du principe de plaisir, du désir. Le credo de toute magie se ramasse dans cet énoncé&amp;nbsp;: je peux, nous pouvons. Pouvoir des mots&amp;nbsp;: il&amp;nbsp; suffit de répéter certaines formules idoines, dans le rythme d’une diction appropriée,&amp;nbsp; pour que le désir se réalise. Le désir que la magie veut réaliser est un désir impossible. Prononcer certains mots dans certaines conditions et dans un certain état d’esprit est censé rendre possible la réalisation d’un désir impossible dans les circonstances normales de la nature, de l’histoire ou de la politique. N’est-ce pas ce qui se passe avec le «&amp;nbsp;&lt;i&gt;yes we can&lt;/i&gt; »&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0mm 0mm 3.52mm; text-indent: 12mm; line-height: 115%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.4011pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;i&gt;Yes we can&lt;/i&gt; », psalmodié tout autour de la terre, ne manque pas de ressembler à une formule magique. Harry Potter a façonné l’imaginaire des années 2000. Est-ce un nouveau&amp;nbsp; «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Sésame&amp;nbsp;, ouvre-toi&lt;/i&gt; »&amp;nbsp;? La formule suppose ceci&amp;nbsp;: à force de répéter litaniquement et en chœur «&amp;nbsp;yes &lt;i&gt;we can&lt;/i&gt; », la réalité prendra la couleur de nos rêves, elle deviendra une réalité selon nos rêves. Réalité, rêve – une opposition freudienne. «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Yes we can&lt;/i&gt; » se veut une formule politique. C’est en fait une formule magique infantile, refusant l’opposition entre principe et plaisir et principe de réalité (refus qui définit l’enfant) qui place Obama dans le rôle d’Harry Potter.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0mm 0mm 3.52mm; text-indent: 12mm; line-height: 115%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0mm 0mm 3.52mm; text-indent: 12mm; line-height: 115%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;*****************************************************************************************************************************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0mm 0mm 3.52mm; text-indent: 12mm; line-height: 115%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10.3074pt;&quot;&gt;*Ce texte est paru dans &lt;i&gt;La Dépêche du Midi&lt;/i&gt; le 4 janvier 2009.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0mm 0mm 3.52mm; text-indent: 12mm; line-height: 115%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0mm 0mm 3.52mm; text-indent: 12mm; line-height: 115%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<name>Robert REDEKER</name>
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<title>Visibilités et Médias</title>
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<updated>2008-12-21T09:03:52+01:00</updated>
<published>2008-12-21T09:03:52+01:00</published>
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<summary>   Visibilités et médias    Cet article est paru dans la revue Médias,...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;verttitre&quot;&gt;Visibilités et médias&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet article est paru dans la revue Médias, automne 2008.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;verttitre&quot;&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.robertredeker.fr&quot;&gt;Robert Redeker&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lien&quot;&gt;Les débats sur la publicité donnée par les médias à la vie privée des hommes et femmes politiques sont bien étranges. La vie privée est une croyance récente. Historiquement, elle est liée au triomphe de la bourgeoisie au xixe siècle. Les âges antérieurs ne la connaissaient pas. Elle traduit l’extension à la vie collective de l’intimité qui s’exprimait au confessionnal. De religion politique qu’il était sous l’Ancien Régime, le christianisme est devenu au xixe siècle religion bourgeoise&amp;nbsp;: la vie privée s’est imposée dans la société comme structure et comme valeur à la faveur de ce passage. La notion de vie privée suppose une coupure traversant l’homme, une dualité dans son existence. L’homme aristocratique, qui précéda l’homme bourgeois, était tout un. Un idéal, aujourd’hui déchu, le traversait&amp;nbsp;: il devait être ce qu’il paraissait, il devait paraître ce qu’il était. L’homme bourgeois, lui, se dédouble. Il n’est pas un, il est deux. La critique développée par Marx contre l’idéalisme et l’humanisme bourgeois est éclairante&amp;nbsp;: l’idéologie bourgeoise clive l’homme en homme privé, d’un côté, et citoyen de l’autre. Ces deux entités entrent en conflit dans le même être. Les polémiques sur la représentation médiatique de la vie privée des politiques se font inconsciemment l’écho de cette coupure définissant l’homme bourgeois, tout en la déplaçant. Ils présupposent que le détenteur du pouvoir est double, à l’instar de chaque être humain&amp;nbsp;: il serait, par moments, un homme privé et, par moments, un homme public. Ses actes d’homme ordinaire - amours, goûts, vie familiale, vacances - s’inscriraient dans sa vie privée quand seuls ses actes politiques ressortiraient de sa vie publique. Les moraliseurs proclament alors&amp;nbsp;: les citoyens n’ont que les seconds à connaître&amp;nbsp;; la vie privée du prince n’est pas un fait politique. Cette attitude moralisatrice combine l’erreur à l’ignorance. L’Ancien Régime considérait que le roi possédait réellement deux corps. Deux corps unis dans la même vie, dont la mort marquait le divorce. «&amp;nbsp;Le roi est mort, vive le roi&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: son corps biologique a cessé de vivre, mais pas son corps mystique, qui perpétue son existence dans l’héritier. Les commentateurs du jour présupposent au contraire que le prince n’a qu’un seul corps mais qu’il possède réellement deux vies, la vie privée et la vie publique. Le roi de France, lui, n’en possédait qu’une&amp;nbsp;: sa vie de roi, publique de part en part, jusque sur la chaise percée. Tout détenteur du pouvoir peut être appelé prince. Les moralisateurs incendiaires, qui s’en prennent régulièrement à l’exposition médiatique de la vie privée des gouvernants, méconnaissent tout à la fois l’histoire (que nous venons de rappeler), les exigences de la communication et l’essence de la politique. Ils oublient - ce que Machiavel nous enseigne - la connexion entre l’exposition de la vie privée et la nature du pouvoir politique&amp;nbsp;: publiques étaient les amours de Louis XIV ou de Napoléon, et l’Empereur ayant été un romantique, ses chagrins comme ses pleurs étaient également publics. Le prince n’est pas un fonctionnaire ou un bureaucrate cessant d’être prince le soir tombé. Il continue de l’être, même quand il dort. Parce que le pouvoir n’est ni une fonction, ni un emploi, mais un rôle. La critique des moralisateurs demeure inféodée aux conceptions de l’existence datées du xixe siècle. Les formes contemporaines de l’exhibition de la vie privée marquent la fin d’une parenthèse. Nous vivons le crépuscule de la vision bourgeoise de la vie. Une nouvelle forme de la visibilité s’impose. C’est elle qu’il faut interroger - en demandant&amp;nbsp;: qu’est-ce que la visibilité, l’exposition médiatique&amp;nbsp;? Quelle doit être son éthique&amp;nbsp;?&amp;nbsp;-, plutôt que de réprimander la dérive médiatique sur fond de nostalgie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<name>Robert REDEKER</name>
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<title>le sport est-il inhumain</title>
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<published>2008-06-16T18:04:44+02:00</published>
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&lt;p&gt;je signale la sortie de mon nouveau livre&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b style=&quot;background-color: #ff0000&quot;&gt;Le Sport est-il inhumain?&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Toutes les infos sur ce livre ici:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;http://les-livres-de.philosophie-en-france.net/2008/06/10/le-sport-est-il-inhumain/&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;file:///C:/DOCUME%7E1/COMPAQ%7E1/LOCALS%7E1/Temp/moz-screenshot.jpg&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://lire-ecrire-penser.hautetfort.com/media/00/02/2093465226.jpg&quot; id=&quot;media-1076716&quot; alt=&quot;20080519redekercouv.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<author>
<name>Robert REDEKER</name>
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<title>J.o. de Pékin, boycottage</title>
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<updated>2008-05-17T14:17:19+02:00</updated>
<published>2008-05-17T14:17:19+02:00</published>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt 106.2pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;L'article suivant a été publé dans le supplément Le Monde2 du Monde daté du 17 mai 2008. Voir aussi mon&amp;nbsp;&amp;nbsp; site: www. robertredeker.fr&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt 106.2pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt 106.2pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt 106.2pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt 106.2pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt 106.2pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt 106.2pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&lt;a name=&quot;OLE_LINK1&quot; id=&quot;OLE_LINK1&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;PEKIN SORTIRA PLUS FORT.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.robertredeker.fr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;Robert Redeker&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;, philosophe, est membre du comité de rédaction de la revue &lt;i&gt;Les&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Temps&lt;/i&gt;&lt;i&gt;Modernes&lt;/i&gt;. Il est l’auteur de Le Sport est-il inhumain&amp;nbsp;? chez Panama, à paraître le 22 mai. Propos recueillis par Pierre Jullien.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Q. Est-ce le sport qui se sert de la politique, ou l’inverse&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;R.R. Il faut renverser le cliché selon lequel le sport serait au service de la politique. De nos jours – comme on l’a montré le psychodrame autour de la flamme olympique – c’est la politique qui est au service du sport. Aucun homme politique ne peut se permettre de critiquer le sport. Il doit apparaître dans les tribunes, donner son point de vue style café des sports.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;Le sport est métapolitique, ce qui le rend compatible avec tous les régimes politiques, même les pires. Méta veut dire au-delà et au-dessus. Il force la politique à le servir. Il la vassalise. Pour l’obtention des J&amp;nbsp;.O., les diplomaties se soumettent au CIO. Méta veut dire aussi modèle. Le sport veut être le modèle des valeurs et des relations entre les peuples et Etats. Mais cette modélisation est à double fond parce que derrière la rhétorique creuse de la fraternité, de la jeunesse et des jeux, se tapit celle de l’exaltation de la victoire, de la lutte, de la concurrence, de l’élimination des faibles. Le sport n’est pas au service de l’ordre établi. Il est cet ordre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Q. Le CIO est-il un clone de l’ONU&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; R.R. Il en est une parodie. Pourtant, le CIO est plus respecté que l’ONU. Les Etats peuvent aller jusqu’à s’humilier devant lui pour ne pas lui déplaire. On peut déplaire à l’ONU, pas au CIO&amp;nbsp;! On se plie à ses désirs pour obtenir l’organisation des JO. C’est la Chine qui est redevable au CIO et non l’inverse. C’est elle qui politiquement a besoin des jeux, donc du CIO. Elle&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; en a besoin pour des raisons de politique intérieure autant que pour s’affirmer comme une grande puissance planétaire. Ce qui confirme mon idée du sport comme d’une instance métapolitique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Q. La menace de boycottage actuelle présente-t-elle des spécificités&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;R.R. Le boycottage des Jeux Olympiques de Moscou fut celui d’une puissance déclinante. La Chine est une puissance montante, ce qui la rend beaucoup plus difficile à boycotter. On doit inverser la question du boycottage. Au lieu de demander, sceptique, «&amp;nbsp;pourquoi boycotter&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» demandons «&amp;nbsp;pourquoi ne pas boycotter&amp;nbsp;?&amp;nbsp;». On se rende compte alors que le non-boycottage – que ce soit à Berlin, à la Coupe du Monde en Argentine – n’a jamais eu d’effets positifs sur les dictatures organisatrices. La tenue des jeux renforce leur pouvoir. Le régime chinois sortira plus fort que jamais des JO. Il ne sert à rien, du point de vue de la liberté, de ne pas boycotter.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;Q. Est-ce que les jeux olympiques poussent à son paroxysme le concept selon lequel, d’après-vous, le sport est contre les peuples&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt&quot;&gt;R.R. Le sport est envahissant, il a une omniprésence semblable à celle des idéologies dans les Etats totalitaires. En ce sens il est contre les peuples, à leur insu. Les JO&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; (comme tous les grands événements sportifs) existent pour favoriser de l’euphorie collective. Du coup, ils sont bien un opium des peuples. De quoi en effet sont-ils le culte&amp;nbsp;? Des marques, de la consommation, de la performance, de la personnalité (les idoles sportives). Autant d’éléments qui fabriquent de la dépendance individuelle et collective, obstacle à l’autonomie de jugement. Un coup d’œil sur le palmarès annuel de personnalités préférées des gens prouve à quel point le sport est décivilisateur: il n’y figure personne (savant, artiste, écrivain, politicien) qui comptera vraiment dans l’avenir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<author>
<name>Robert REDEKER</name>
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<title>adresse de site</title>
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<published>2008-05-09T12:51:27+02:00</published>
<summary>      La nouvelle adresse de mon site   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La nouvelle adresse de mon site&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;http://www.robertredeker.fr&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<author>
<name>Robert REDEKER</name>
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<title>La métaphysique d'Aristote</title>
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<published>2008-04-30T11:16:00+02:00</published>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;u&gt;La Métaphysique d’Aristote, un livre de vie pour l’homme du XXIème siècle&lt;/u&gt;&lt;a href=&quot;#_ftn1&quot; title=&quot;_ftnref1&quot; name=&quot;_ftnref1&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Symbol&quot;&gt;&lt;span&gt;.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://www.robertredeker.fr&quot;&gt;Par Robert Redeker&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;Il n’est pas de texte plus classique dans toute l’histoire de la philosophie que celui-ci&amp;nbsp;: la &lt;i&gt;Métaphysique&lt;/i&gt; d’Aristote. En termes d’influence sur la culture humaine, aucune œuvre ne peut rivaliser avec elle. De la fin de l’Antiquité jusqu’à Galilée et Descartes, le monde connu fut aristotélicien dans la plupart de ses aspects. Au moyen-âge, Aristote – surnommé le Stagirite, car natif de Stagire, en Macédoine en 384 avant J-C – était désigné comme «&amp;nbsp;&lt;i&gt;le maître de ceux qui savent&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», ou «&amp;nbsp;&lt;i&gt;le Philosophe&lt;/i&gt;&amp;nbsp;». Pourtant, sa retraduction constitue un événement rare. Le public français ne disposait que de deux traductions&amp;nbsp;: celle de Saint-Hilaire, datant du XIXème siècle, et celle de Jules Tricot, publiée dans les années 1930. Marie-Paule Duminil et Annick Jaulin proposent une traduction nouvelle, éclatante de beauté et de précision.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;Le livre le plus important de l’histoire de la philosophie, celui sur lequel de Thomas d’Aquin à Heidegger, en passant par Averroès, on a tant médité, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;n’est pas vraiment un livre. Aristote n’a jamais écrit d’ouvrage portant le titre «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Métaphysique&amp;nbsp;&lt;/i&gt;» ou «&lt;i&gt;La Métaphysique&lt;/i&gt;&amp;nbsp;». La science portant ce nom s’appelait chez lui&amp;nbsp;: philosophie première, ou ontologie. Bien après le trépas du Stagirite, des éditeurs rassemblèrent en un volume ses «&amp;nbsp;&lt;i&gt;traités métaphysiques&lt;/i&gt;&amp;nbsp;». A cette lointaine époque, l’intitulé était au pluriel&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;i&gt;les Métaphysiques&lt;/i&gt;&amp;nbsp;». S’agit-il d’un livre, ou d’une collection&amp;nbsp;? De fait l’unité de l’ensemble apparaît toujours problématique, même si derrière son aspect composite, son objet est homogène. «&amp;nbsp;&lt;i&gt;La Métaphysique&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» rassemble en une unité des traités aux origines diverses composés dans différents contextes. L’ensemble cependant tourne autour d’une même quête&amp;nbsp;: mettre en place «&amp;nbsp;&lt;i&gt;la science recherchée&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», celle qui, ayant pour objet «&amp;nbsp;&lt;i&gt;l’être en tant qu’être&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» s’identifie avec la sagesse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;i&gt;Il y a une science qui étudie l’être, en tant qu’être, et les propriétés qui appartiennent à cet être par soi&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», dit Aristote. C’est cette science qui est appelée par la tradition&amp;nbsp;: la métaphysique. Elle n’étudie pas l’être en tant que ceci ou cela, brin d’herbe ou étoile, cheval ou dieu, âme ou nombre, mais l’être indépendamment de la chose, inerte ou vivante, qui le cristallise. L’être, c’est ce qui est commun à tout ce qui est. A cette science générale et recherchée, qui ne reçut que postérieurement le nom de métaphysique, Aristote oppose les sciences particulières ou régionales (les mathématiques, la physique, la botanique, l’astronomie) qui découpent un secteur dans l'être afin de le prendre pour objet. Les mathématiques étudient les nombres et les figures, pas l’être. La physique étudie la nature – ce qui se produit par soi - pas l’être. Comment expliquer ce nom&amp;nbsp;: métaphysique&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;Un faisceau d’arguments – qui induisent autant de définitions du terme «&amp;nbsp;métaphysique&amp;nbsp;» - &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;apparaît. «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Méta&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» peut vouloir dire «&amp;nbsp;&lt;i&gt;au-delà&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: la métaphysique est alors la science des êtres existant au-delà des êtres physiques. Ce n’est pas tout à fait ce à quoi correspond la «&amp;nbsp;&lt;i&gt;science recherchée&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» d’Aristote. Mais on se tromperait tout autant en voyant dans la métaphysique la science des êtres doués d’une existence indépendante de l’existence physique – pour Aristote, la maison n’existe pas en dehors des briques et des tuiles, bien qu’elle existe comme forme liée à ces réalités plutôt que comme idée au sens platonicien. Le plus important est ailleurs. Selon Aristote, la philosophie, avec les Ioniens, commença par la physique&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;i&gt;la plupart des premiers philosophes pensèrent que seuls les principes d’espèce matérielles sont les principes de tout&amp;nbsp;&lt;/i&gt;». L’air, l’eau, le feu prirent chez les Présocratiques le statut de principes. La métaphysique est alors cette avancée de la philosophie qui vient après –méta&amp;nbsp;: après – la physique. Elle est seconde (après) historiquement, mais comme elle contient les principes qui fondent la physique elle est première (avant) essentiellement. Ainsi la métaphysique est, suivant le point de vue sous lequel on la considère, avant et après la physique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;En arrière-plan, en particulier dans le livre A, se dessine la figure du philosophe idéal, celui qu’Aristote sans doute aurait aimé devenir&amp;nbsp;: le sage. Tout part de l’étonnement&amp;nbsp;: chacun, dès lors qu’il s’étonne afin de savoir, répète le geste historique de naissance de la philosophie. L’étonnement – s’étonner «&amp;nbsp;&lt;i&gt;que les choses soient ce qu’elles&lt;/i&gt; &lt;i&gt;sont&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» - est une origine continuée. Une origine qui se répète chaque fois qu’un humain philosophe. Plusieurs traits caractérisent&amp;nbsp;le savoir du sage&amp;nbsp;: sa science est connaissance des causes, elle ne vise pas l’utilité, elle est générale, portant sur les causes premières et les premiers principes, elle est à elle-même sa propre fin. Autrement dit, parfaitement accomplie, la sagesse devient divine&amp;nbsp;: elle est digne des dieux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;Aristote développe la théorie du loisir (la &lt;i&gt;skholè&lt;/i&gt;). Ces deux concepts sont interdépendants&amp;nbsp;: le loisir et la gratuité. Est gratuit ce que nous élisons pour soi-même, en dédaignant toute utilité. Pourquoi l’art&amp;nbsp;? Pourquoi la philosophie&amp;nbsp;?&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Pour rien d’autre que l’art ou la philosophie. L’art et la philosophie sont gratuits parce qu’ils sont comme la rose&amp;nbsp;d’Angelus Silesius: «&amp;nbsp;&lt;i&gt;sans pourquoi&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» sans pourquoi extérieur à eux-mêmes. Parce que leur être est un but en soi. Ils sont à eux-mêmes leur propre fin. Pourquoi la sagesse&amp;nbsp;? Pour elle-même&amp;nbsp;! Qu’est-ce qui fait que certaines choses sont grandes, et belles&amp;nbsp;? Leur inutilité. Leur gratuité. Leur autofinalité – elles sont des buts en soi. Seul ce qui est inutile est digne du meilleur de nous-mêmes, de notre part divine. La sagesse est divine parce qu’au sein du loisir elle est le savoir gratuit.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; La pensée d’Aristote brille par sa concision, son économie de moyens, son absence d’effets rhétoriques. Destinés à un public restreint d’initiés, ces écrits métaphysiques – entrant dans la catégorie des écrits ésotériques - n’étaient pas faits pour être publiés en direction d’une large audience, pour devenir exotériques. Cette traduction rend à merveille la beauté de&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ce dépouillement. Le vieil Aristote est un viatique pour l’homme d’aujourd’hui. Il y apprendra la liberté et l’indépendance,&amp;nbsp;l’insoumission à la servilité et à l’utilité, bref la gratuité et le loisir. Il y découvrira qu’on ne peut trouver la vérité qu’à l’écart de l’utilité. En pensant avec Aristote, il apprendra à vivre. N’est-ce pas la sagesse&amp;nbsp;? Car la &lt;i&gt;Métaphysique&lt;/i&gt; du Stagirite n’est pas seulement un livre de science, de recherche théorique, de finesse conceptuelle&amp;nbsp;; c’est aussi, et avant tout, un livre de vie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;*&lt;a href=&quot;#_ftnref1&quot; title=&quot;_ftn1&quot; name=&quot;_ftn1&quot;&gt;&lt;/a&gt;Aristote, &lt;i&gt;Métaphysique&lt;/i&gt;, Garnier-Flammarion, 492 pages, 9,50€&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;br clear=&quot;all&quot; /&gt; &lt;hr align=&quot;left&quot; size=&quot;1&quot; width=&quot;33%&quot; /&gt; &lt;!--[endif]--&gt; &lt;div id=&quot;ftn1&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoFootnoteText&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#_ftnref1&quot; title=&quot;_ftn1&quot; name=&quot;_ftn1&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Symbol&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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